Défilez

Menu

Par Heather Egger

Les merveilles d’une randonnée hivernale entourée d’animaux sauvages

18 janvier 2017 .

Par une matinée brumeuse d’hiver, mes amis et moi arrivons pour jouer dans la neige au parc national du Canada Elk Island et nous nous dirigeons sans tarder vers le sentier du Bison-des-Bois dans l’espoir de voir une de ces bêtes gigantesques.


Il y a plus de 300 bisons des bois en liberté dans le parc, une espèce qu’on a longtemps cru disparue.

Au lever du soleil, nous regardons au travers des bosquets de trembles et nous apercevons au loin leur silhouette.

Les bisons enfoncent leurs sabots dans la neige profonde et bougent leur grosse tête hirsute d’avant en arrière pour atteindre l’herbe délicieuse sous la neige. Ces créatures impressionnantes sont lentes, prudentes et énormes (même de loin). Au bout de quelques minutes, elles disparaissent sous le couvert de la forêt lorsqu’un jeune orignal entre dans la clairière à la recherche de nourriture. Ravis de notre chance, nous partons à la rencontre de notre guide.

La nature presque en ville

Mes amis et moi venons souvent ici, car c’est tellement près de la capitale de l’Alberta. En effet, le parc se trouve à moins de 40 minutes à l’est d’Edmonton. En hiver, c’est une étendue de neige peu connue avec plus de 80 km (50 mi) de sentiers; l’endroit idéal pour faire de la raquette.

«
Nous rencontrons nos guides dans un pavillon ouvert et nous nous rassemblons autour du feu pour y boire un chocolat chaud.
»

Nous en apprenons davantage sur la longue histoire du parc et sur les animaux sauvages qui y vivent. Le parc national Elk Island a été créé en 1906, un des premiers sanctuaires de gros gibier au Canada. Il a été entouré d’une clôture afin de protéger les wapitis, les orignaux et les cerfs mulets indigènes. Un troupeau d’environ 400 bisons des plaines (parmi les derniers qui existent) sont arrivés l’année suivante. De nos jours, des réserves du monde entier accueillent certains des bisons des plaines et des bisons des bois protégés ici.


Plus de 80 pour cent de la population planétaire peuvent retracer leurs origines ancestrales jusqu’à Elk Island.

École de raquette

Notre guide en chef, Priscilla, distribue des raquettes en bois, une version légère et modrene de l’ancien modèle, et elle nous suggère de faire un tour de pratique en terrain plat pour nous assurer que nos courroies sont bien ajustées. Après quelques pas, nous sommes déjà à l’aise avec nos nouveaux pieds longs et larges. Nous avons hâte de partir.

Sur le lac, le vent souffle et le paysage nous absorbe lorsque nous marchons allègrement sur la surface glacée. Nous posons pour la caméra en soulevant les bras en signe de victoire, comme si nous venions de conquérir le cercle polaire. Quelle bande de joyeux lurons! La randonnée dure environ une heure, puis nous retournons vers une tente chauffée que Priscilla a installée sur le bord du lac.

«
Nous nous serrons autour du poêle à bois, respirant la chaleur enfumée et nous régalant de baguettes chaudes au miel fondu.
»

Comme nous partons, nous marchons sur la promenade et nous prêtons l’oreille aux bruits du parc : le chant des mésanges, le sifflement des écureuils, le murmure des roseaux et l’écho de nos pas sur le bois creux de la promenade. À la fin de notre journée de neige, nous nous dirigeons vers l’auto, enthousiasmés par notre randonnée, réconfortés par la camaraderie et émerveillés par la beauté glacée d’Elk Island.